Fragilité - mot du président Christian Albecker


Alexandra Breukink
13 Mar 2020

Le 13 Mar 2020 - 11:56

C’est le mot qui me vient spontanément au regard de l’actualité particulièrement chargée de ces derniers jours.

Fragilité de nos modes de transport à grande vitesse qu’un simple glissement de terrain réussit à perturber durablement, fragilité de notre système de santé mis à mal par le coronavirus, fragilité de notre économie mondialisée qu’un microorganisme invisible met en grande difficulté, fragilité de la confiance des investisseurs en Bourse dont les cours s’effondrent en raison d’une grippe galopante, fragilité de notre vie sociale et culturelle qui s’effondre comme un château de carte au fil des annulations de rencontres et manifestations.

Et pourtant notre économie occidentale est puissante, nos modes de transport sont d’une efficacité extraordinaire, notre système de santé est remarquable, notre vie culturelle foisonnante et nos assurances couvrent tous les risques. Oui, mais… nous avions oublié notre fragilité humaine, et nos performances scientifiques, techniques et économiques nous laissaient dans l’illusion de la toute-puissance.  Cette crise du coronavirus aura peut-être ceci de bon qu’elle nous obligera à reprendre conscience de notre fragilité, à reconsidérer les excès de la mondialisation, du tourisme de masse et de l’exploitation de la planète.

Reprendre conscience de notre fragilité, c’est peut-être aussi en ce temps de Carême nous rapprocher de ce Christ fragile, qui se laisse frapper et humilier pour nous montrer que la force de Dieu s’accomplit dans notre faiblesse. Reprendre conscience de notre fragilité, c’est une invitation à la confiance dans les autres dont nous avons besoin, et à la foi en Dieu qui nous sauve du néant et de l’absurde.

Reprendre conscience de notre fragilité, c’est nous ancrer dans la prière pour celles et ceux qui partagent cette fragilité, dans leur dénuement, leur maladie ou leur solitude, ou parce qu’ils se mettent au service de celles et ceux qui sont dans la détresse.

Rendons grâces à Dieu pour notre fragilité, qui est aussi notre humanité et fait de nous des êtres incomplets, en devenir et en chemin vers leur accomplissement.

 

« L’Éternel est ma lumière et mon salut :
De qui aurais-je crainte ?

L’Éternel est le soutien de ma vie :
De qui aurais-je peur ? »

PSAUME 27,1




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