Dimanche 10 mai: Cantate (dé)confiné!


Alexandra Breukink
09 May 2020

Le 09 May 2020 - 14:05

Dimanche 10 mai 
Cantate (dé)confiné! 

La communauté chantante
 
Ce dimanche "Cantate" nous sommes plus que jamais portés par le chant! Ce chant qui nous console, donne courage, rend joyeux et rassemble bien au delà de tout confinement! 

Un petit conseil avant de voir la vidéo: remettez le curseur à zéro après le chargement afin de ne pas rater le premier chant et le petit oiseau qui se met en route! Il est trop beau!






Bon dimanche Cantate et bonne semaine à vous toutes et vous tous!
 

Psaume 98, 1
 
« Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles. »
Que ma vie soit un chant
 
Seigneur,

Que ma vie soit un chant vers toi qui me donnes ton souffle
Chant grave, mélopée, plainte, lamentation
Chant de joie, de reconnaissance, de louange

Que le chant résonne dans ma vie
Comme le souffle emplit mon corps
Colonne d’air qui vient vibrer
Sur mes parois d’argile

Que le chant réjouisse mon cœur
Voix unique, pleine, chaude, puissante ou fragile
Voix plurielles qui se mêlent, se répondent, se complètent
Sur des rythmes d’ici, d’ailleurs, d’aujourd’hui, d’autrefois

Seigneur
Que mon chant monte vers toi.

Doris Ziegler. Extrait de « Vivre, prier, méditer ».
Éditions Olivétan ; Lyon ; 2018 ; p. 62.

 
J’aime la vie
 
Père,
J’aime la vie !
J’aime le monde que tu as créé pour moi !
J’aime ma famille, mes amis, mon travail.
J’aime le temps que je passe dans ton intimité.
J’aime la beauté de la création,
le moutonnement des collines,
le dessin harmonieux des chemins
qui serpentent dans la campagne.
J’aime le chant des oiseaux,
la beauté fragile des fleurs,
le chant heureux des enfants.
J’aime la vie !

Je sens que tu m’éveilles jour après jour
à un monde plus grand encore.
J’entrevois parfois des horizons inconnus,
des espaces infinis où le chant de ta grâce
s’élève en parfaite sérénité.
Je ne sais rien de ce monde, ou si peu.
Mais je sais que tu m’y attends,
je sais que je suis en route vers cet au-delà
qui tour à tour m’effraie et m’attire.
Père, je suis en route vers ta Maison !

Pierre-Yves Zwahlen. « Prières d’espérance ».
Éditions Ligue pour la lecture de la Bible ; Lausanne ; 2013 ; p. 17.
Petites choses de tous les jours
 
Nous te rendons grâce, Seigneur,
nous te disons merci,
pour tout ce qui se dit,
tout ce qui se fait,
mais qui ne se voit pas.

Merci, pour les petites choses de la vie,
celles que personne ne remarque,
celles que l’on soupçonne à peine.

Merci, pour cette lueur de joie
dans les yeux d’un malade,
pour la complicité d’un enfant
et le passant d’un instant.

Merci pour le geste gratuit,
un sourire, une poignée de main,
une tape sur l’épaule.

Merci, pour le silence gardé aux portes de la révolte.
Pour le pardon donné au lieu de la vengeance.
Pour la parole d’amour à la place de l’insulte.
Pour la prière muette au cœur du drame de l’autre.

Merci, pour l’humble qui se tient à l’ombre du puissant.
Pour l’inutile en apparence.
Pour le bien qui jamais n’a pu se dire,
et pour les joies secrètes au milieu des tourments.

Robert Ribier. « Mille textes – Fenêtres ouvertes ».
Les Presses d’Île de France ; Paris ; 1996 ; p. 287.
Petit Bonus 
 
En ce dimanche « Cantate » je vous propose un chant inédit.

Au tournant des années 1990, l’un des paroissiens de Wittenheim-Kingersheim (où j’étais pasteur), Jean-Michel Grellier, avait écrit ce beau poème – à la fois sombre et lumineux – à l’occasion du décès du frère de l’un de ses amis. Quelques années plus tard, je l’avais modestement mis en musique pour le chanter avec le groupe des jeunes de la paroisse.
 
L’autre jour, pour vous le faire découvrir, je me suis amusé à l’enregistrer (avec du matériel très rudimentaire, ce qui explique la qualité très moyenne et les imperfections ; je compte sur votre indulgence).
 
Bonne lecture, et bonne écoute (je vous le chante dans la vidéo pour ce dimanche).

Jean-Marc Meyer

Le temps fini de l’Homme

Si je peux entrevoir la douleur qui t’assomme,
Quand ton frère est parti, bien trop vite arraché,
Je sais bien que le mot le plus attentionné
Ne fait que rappeler le temps fini de l’Homme.

Si j’entends tes « pourquoi ? », si je vois ta révolte,
Je rencontre avec toi la mort qui virevolte ;
Semeuse de hasard, de mal que rien ne gomme,
Et qui nous asservit au temps fini de l’Homme.

Et la question revient : « Mais que fait Dieu, en somme?
Serait-il assez loin pour ne plus voir qu’ici
L’absurde de la mort m’interdit aujourd’hui
D’espérer en la vie renouvelée de l’Homme ? »

Donne-moi d’entrevoir, mon Dieu, que dans le soir
Tu n’es pas ce miroir, trop souvent ceint de noir ;
Que tu t’es approché de quiconque te nomme :
Que tu as bien mis fin au temps fini de l’Homme.

Jean-Michel Grellier.




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